En France, ça a donné la Tecktonik, une marque déposée, alors qu'en Belgique et en Hollande, c'est la B.O. d'une nouvelle fureur de vivre : premier épisode de l'incroyable histoire du Jumpstyle.
En Belgique, le Jumpstyle fait déjà partie du programme scolaire. Certaines écoles élémentaires, comme dans la ville de Wiese à côté de Gand, proposent des cours de cette danse qui fait fureur au plat pays. Le Tsunami Jumpstyle n'a pas épargné la France. Depuis cinq ans, tous les week-ends, dans la banlieue sud de Paris, le Metropolis bat au rythme de ce son venu du Nord qui se danse principalement avec les jambes. Ici, il a même accouché d'une variante qui cartonne dans l'Hexagone: la Tecktonik, ou Vertigo, qui utilise le haut du corps...
Une secte étrange qui a déjà son gourou: le hollandais volant Patrick Mantizz, 19 ans, alias Patrick Jumpen.
Sacré "The World Best Jumper" en diffusant ses pas de danse sur le web, Patrick est à l'origine du big-bang du Jumpstyle, cumulant près de 20 millions de connections, sans marketing ni support radio. C'est grâce à sa vidéo, balancée en 2006 sur le web, que Patrick Jumpen allume la mèche. En quelques minutes, il y explique comment réaliser les premiers pas du Jumpstyle dans l'arrière-cour de ses parents. Quelques clips de jumpstyle plus tard, Patrick sort son premier single. Classé cinquième au hit parade hollandais, il lui ouvre les portes des plateaux télés! En 2007, véritable star dans son pays, son DVD "Jump, How To" est DVD d'or.
Au « Complex », à Saint Nicolas près d'Anvers en Belgique, tout le monde s'est mis au pas sur les délires de Patrick Jumpen. Dans ces usines à danser, le Jumpstyle est une poule aux œufs d'or. Chaque week-end, les danseurs sont plus de 3000 à se défier sur les rythmes des DJs les plus prisés du moment. Ici, le Jump est passé à une nouvelle étape: le Tekstyle, ou Starstyle.